LA FINANCE

 

 

 Un jeu de c..

Vous pouvez faire deux niveaux de lecture :

         - Cool, en allant directement à cette vidéo qui vous expliquera l’essentiel en 13 min : ici ;

         - Plus détaillé, en suivant le fil de cette page ;

Sommaire

- À quoi servent les marchés financiers ?

- Regard sur les actifs au niveau mondial

- Les bases du capitalisme

- La démocratie est l’ennemie du capitalisme

- La prise de contrôle par le capitalism

- La mondialisation a permis :

- Le démantèlement des états est en cours

- Toutefois l’Etat a du bon

- Réf

- Glossaire

 

À quoi servent les marchés financiers ?

La spéculation est un jeu où l'argent gagné par un spéculateur est perdu par un autre spéculateur moins habile.

A ce jeu pour avoir un gagnant il faut qu’il y ait un perdant.

A contrario lorsqu’un financier investit dans une entreprise il n’y a en principe que des gagnants :

L’entreprise qui reçoit des fonds pour améliorer sa production et le financier qui touchera des dividendes.

Mais sans doute pas assez gagnant et pas assez rapidement au goût de certains.

L’affaire du trader Kerviel en 2008, est la parfaite illustration de l’inconséquence d’un système qui autorise ce genre de pratique.

Voilà un homme, seul, qui a pu jouer 50 Mds d’€ de son employeur, la Société générale, alors qu’elle ne valait que 35 Mds d'€ en bourse.

Résultat : cet homme (que son employeur soit au courant ou non de ses agissements) a pu mettre une banque en péril et lui a fait perdre 4,9 Mds € + 2,2 Md € de recettes fiscales à l’Etat français (car il a fallu que l'Etat  - donc les contribuables - renfloue la banque). 

Mais il y en a d’autres :

   - Bruno Michel Iksil, en 2012, de la société JP Morgan de Londres a perdu 5,6 Mds d’€ ;

   - Kweku Adoboli, en 2011, la banque suisse UBS, a perdu 2 Mds de dollars ;

   - Fabrice Tourre, en 2010, de Goldman Sachs, a perdu 751 millions d’€ …

Dans son analyse sur la crise de 1929, provoquée par l’explosion d’une bulle financière spéculative, Keynes n’accuse pas des individus avides de profits et mal intentionnés, il désigne plutôt une structure de marché qui incite les acteurs à spéculer plutôt qu’à contribuer à une saine allocation du capital.

Il faut donc "aider" les marchés financiers à remplir leur fonction essentielle au service de l'économie réelle et de l’Humanité par La refonte du système bancaire

Je ne résiste pas à vous faire écouter (1 min) Dominique Strauss-Kahn qui et a été directeur général du FMI de 2007 à 2011 et aurait pu être Président de la République française en 2012...

L’intégralité de l’émission (1h42) « Pièces à conviction » ici 

 

Regard sur les actifs au niveau mondial :

Le stock d’actifs financiers mondial a fortement cru en 20 ans :

- En 1980, le stock représentait 12 000 milliards de dollars, soit 109 % du PIB mondial ;

- En 2003, le montant est de 118 000 milliards de dollars, soit 326% du PIB mondial.
Très fort développement du marché des changes.

En 20 ans, le volume journalier des opérations a été multiplié par 10 :

            En 1986 il était de 200 Mds de dollars contre 1900 milliards en 2004.
À l’inverse, la part des crédits à la clientèle dans l’actif des banques commerciales est passé de 84 % à 38 %.

Les banques se sont orientées vers des activités de marché :

            À l’actif, la part des titres est passée de 5 % en 1980 à 47 % en 2002
Les administrations publiques ont augmenté leur endettement, passant de 21 % en 1980 à 64 % en 2003.

La même info mais plus "drôle" avec « DATAGUEULE » (vidéo de 12 min)  ici

 

Les bases du capitalisme :

Le capitalisme est un système économique basé sur la propriété privée des moyens de production, ces moyens sont centrés sur la notion d’entreprise.

Au sein de l’entreprise, 4 acteurs interviennent (nous ne parlons pas ici de PME) :

- Les actionnaires (qui possèdent le capital)

- Le chef d’entreprise (qui fait fonctionner cette dernière)

- Le salarié (qui crée la valeur ajoutée de l’entreprise)

- Les robots et logiciels (qui prennent la place des hommes).

Se pose la question de savoir à qui doit profiter la valeur créée par ces derniers.

 

La démocratie est l’ennemie du capitalisme

La démocratie veille à ce que les bénéfices soient mieux partagés.

Le capitalisme cherche à contrôler ce rôle par différents moyens :

- "le pantouflage" qui est une forme détournée de lobbies : 1min 50 pour bien comprendre   avec la participation de Jérôme Karsenti avocat.

- contrôle des médias de masse

- culture de l’individualisme

- Contrôle de l'indice NAIRU

 

La prise de contrôle par le capitalisme

En période de plein emploi l'inflation grimpe, suite à l'accélération de la consommation des ménages, le sort de la population s’améliore.
Le salarié est alors en position de force pour négocier son salaire.

Cette situation n’est pas acceptable pour le capitalisme. C’est là qu’intervient l’indice NAIRU pour reprendre l’avantage et capter à son profit la plus grande partie de la valeur ajoutée par les salariés.

Les moyens de contrôle :

- L’indice NAIRU ou le maintien d’un taux de chômage minimum ;

- L'immigration de travailleurs pauvres bien moins gourmands en termes de salaires fait pression à la baisse sur ces derniers ;

- Mondialisation ;Fleche 3

- Et maintenant voilà l’Ubérisation vidéo de 2 mn pour comprendre ici

Ce qui entraine :

Un faible niveau d'inflation,  considéré comme un gage de "pression sur les bas salaires" et de compétitivité du coût du travail.

Vous doutez de la réalité de ces arguments ? Et bien lisez ces quelques lignes :

Une banque américaine J.P. Morgane, hôte d’un road show (Campagne marketing pour financiers) tenu à New York en 1987, expose un rapport intitulé « Pourquoi investir en France »

Elle y énumère les « fondamentaux économiques » qui rendent tout à fait intéressant d’y investir :

- "Une économie du libre-échange", "une orientation non inflationniste de la politique économique", "un haut taux de chômage", "La force des grandes entreprises françaises", "un respect des contraintes extérieures".

- Et dans le même temps, les caractéristiques intéressantes des produits de la dette française : "le quatrième plus grand marché obligataire au monde", "une notation de crédit triple A ", "la liquidité", "des marchés efficients"Evolution chomage

Tiré du livre de Benjamin Lemoine "L’ordre de la dette"

Contrat rempli vis à vis des investisseurs puisqu’en 2015 on a 1% d’inflation et que le taux de chômage est de 10,3 % (2,9 millions de personnes) selon l’Insee.

Écoutez Benjamin Lemoine vous expliquer les conséquences de cette politique sur les élections de 2017 :

Toute l’émission « 28 min sur Arte » du 02/03/2017 : ici ; Débat avec Nicolas Baverez, économiste et historien, Julia Cagé, conseillère économique de Benoît Hamon, et Benjamin Lemoine, sociologue.

 

La mondialisation a permis :

- De mettre en concurrence les salariés au niveau mondial et donc de niveler les salaires vers le bas (voir le tableau de l’import/export page inflation) ;

- De mettre les bénéfices à l’abri des impôts dans les paradis fiscaux ;

- De menacer les états de délocalisations en cas de prises de mesures défavorables aux multinationales ;

Elle a pour conséquences :

- La baisse des revenus des états ;

- La baisse des salaires dans les pays développés ;

- Accélération de l’enrichissement des actionnaires.

 

Conséquences :

- Cette situation entraine un accroissement des richesses chez les financiers et un appauvrissement de la classe ouvrière ainsi que de l’état ;

- Le déséquilibre ne va aller qu’en s’amplifiant car qui dit plus de chômage dit moins de rentrées fiscales, moins de versements de cotisations sociales et plus de charges sociales ;

- Pour maintenir son niveau de protection sociale l’état est contraint d’emprunter sur les marchés financiers.

La boucle est bouclée !  Aux jeux de casino on appellerait ça une « martingale »

 

Le démantèlement des états est en cours

Comment l’Etat peut-il maintenir la protection sociale

s’il doit emprunter toujours plus sur les marchés financiers ?

De plus la troïka (UE, BCE, FMI), demande des « réformes structurelles », en clair c’est : arrêtez la politique de redistribution des richesses.

MEDIAPART Pourquoi les "indignés" ont raison

 

Toutefois l’Etat a du bon

Dans certaines situations le monde de la finance reconnaît l’utilité des Etats.

Cela a été le cas lors de la crise la crise des subprimes de 2008. Les banques et les investisseurs, qui en sont à l’origine de cette crise, risquaient la faillite.
À ce moment là, les banques appellent au secours les états pour couvrir leurs pertes.

Un peu comme un sale gosse qui après avoir fait une grosse bêtise, vient pleurer dans les jupes de sa maman.

Ce n'est pas d’leur faute ! C’est la crise… il faut sauver le système bancaire sinon ce sera pire pour vous !

Et ce sont les contribuables qui viennent sauver les sales gosses d’actionnaires et investisseurs qui refusent de prendre leurs pertes.

Bel exemple de réussite du monde de la finance !

Si on rajoute à ça les catastrophes écologiques et humanitaires que ce fonctionnement induit

(famines, guerres, épidémies…)

on touche du doigt l’urgence de stopper ce jeu de c..

 

Comment retrouver la souveraineté des Etats ?  Voir la page "AGIR"

Réf :

Financiarisation de l'économie : cash misère ici

Création monétaire : ici

https://blogs.mediapart.fr/edition/les-indignes-mouvement-15m/article/241011/pourquoi-les-indignes-ont-raison

https://fr.wikipedia.org/wiki/Taux_de_ch%C3%B4mage_n'acc%C3%A9l%C3%A9rant_pas_l'inflation

https://fr.wikipedia.org/wiki/Arm%C3%A9e_de_r%C3%A9serve_de_travailleurs

http://aipe-cci.org/les-enfants-esclaves

http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2008-04-14-Emeutes-de-la-faim

 

Glossaire :

 

Uber :

Le travailleur chez Uber :

 - Est rétribué à la tache donc son salaire est aléatoire ;

 - N’est pas protégé par le code du travail ;

 - N’a pas droit au chômage ;

 - Il cotise peu aux organismes de protection sociale, santé, retraite…

Conséquences pour le travailleur chez Uber :

 * N’ayant pas de salaire fixe, que se passe t-il lorsqu’il demande un prêt à la banque ?

 * Les règles du travail sont fixées par Uber ;

 * Pas de travail : pas de salaire et pas de chômage ;

 * Problème de santé ? Quel remboursement de soins par la sécurité sociale ? Indemnités journalières ?

 * Cotisation mini pour la retraite = retraite mini.

Conséquences pour les autres travailleurs :

 + Concurrence déséquilibrée entre les travailleurs salariés et ceux de chez Uber. Le travailleur chez Uber ayant moins de charge peut casser les prix et entrainer une baisse des salaires pour tous.

 + Plus d’Uber = moins de cotisations sociales donc les systèmes de protection sociale, déjà en déficit, sont encore plus fragilisés. Quel avenir de nos systèmes de protection sociale ???

- et des liens :

Vidéo d'animation de 3,29 min : L'ubérisation est-elle une chance pour l'économieFleche 3

Débat : "quelle protection sociale inventer face à l’ubérisation du travail ?"

 

Indice NAIRU ?

Il s’agit d’une corrélation fondamentale entre un taux d’inflation bas et un taux de chômage élevé.

L’idée est donc de maintenir l’inflation la plus basse possible afin de conserver un taux de chômage suffisant.
1 - Le salarié se retrouve en position d’infériorité car les demandeurs d’emploi sont nombreux.

2 - Le taux d’inflation érode les bénéfices du capital, + ou - progressivement suivant le taux (à partir de 2 %).

 

Opérations de bourse

Les bourses sont des marchés organisés sur lesquels on peut échanger (contre de l'argent) des actifs financiers.
On peut, pratiquement à tout moment :

- Acheter ou vendre des actifs au comptant 

- Conclure des achats et ventes à terme

- Conclure des contrats "dérivés"

Pour en savoir plus :

Petites vidéo d'animation : de 3,25 min La bourse et le financement des entreprises et la spéculation

et  une autre de 3,08 min Conséquences d'une mauvaise nouvelle sur notre système économique

afme Finance for Europe : Ce que vous devez savoir Marché et influences économiques sur vos investissements en obligations

 

Actif financier :

Un actif financier est un titre ou un contrat, généralement transmissible et négociable (par exemple sur un marché financier), qui est susceptible de produire à son détenteur des revenus ou un gain en capital, en contrepartie d'une certaine prise de risque.

On y trouve :Fleche 3

- Les comptes et plans d'épargne bancaires et d'assurance-vie,

- Des titres financiers émis par des organismes

            * Les actions

            * Les obligations

            * D'autres titres d'emprunt peuvent être émis avec une durée courte

- Des contrats financiers dits "dérivés", 

            * Des fonds de placement et sociétés d'investissement

 

Titre ou valeur mobilière :

Une valeur mobilière est une catégorie de titres financiers (L228-1 Code de commerce), qui peut être soit un titre de propriété (action), soit un titre de créance (obligation), et qui confère des droits standardisés (droit au même coupon ou dividende, cotée sur la même ligne en bourse, etc., pour une émission donnée ayant le même montant nominal).

Action :

C’est un titre de propriété délivré par une société de capitaux (par exemple une société anonyme ou une société en commandite par actions). Elle confère à son détenteur la propriété d'une partie du capital, avec les droits qui y sont associés : intervenir dans la gestion de l'entreprise et en retirer un revenu appelé dividende.

Le détenteur d'actions est qualifié d'actionnaire et l'ensemble des actionnaires constitue l'actionnariat.

 

Obligation :

C’est une valeur mobilière qui constitue une créance sur son émetteur, elle est donc représentative d'une dette financière à moyen, long terme, parfois même à perpétuité. Cette dette est émise pour une durée définie et elle donne droit au paiement d'un intérêt fixe ou variable, appelé coupon qui est parfois capitalisé jusqu'à sa maturité.

Les obligations sont notées en fonction du profil de risque de leurs émetteurs par des agences de notation. Il existe une grande diversité de titres sur le marché obligataire. L'émetteur d'une obligation est l'emprunteur (débiteur), le souscripteur ou le porteur d'une obligation, le créancier. Une obligation est fréquemment négociable et peut faire l'objet d'une cotation sur une bourse des valeurs. Dans la pratique, les titres se négocient principalement de gré à gré.

Fleche 3

 

Bons du Trésor

Un bon du Trésor est un titre d'emprunt émis par l’État et remboursable à échéance.

Les bons du Trésor sont des titres obligataires (c'est-à-dire des titres d'emprunts) émis par l'État, par l'intermédiaire du Trésor Public.

L'acheteur d'un bon du Trésor se retrouve donc créancier de l'État.

L'État s'engage alors à rembourser l'acheteur à une échéance déterminée, et, avant cette échéance, à lui verser régulièrement des intérêts.

Il existe plusieurs formules :

- Les BTF, titres à court terme, d'une durée inférieure à un an à l'émission.

- Les BTAN,  bon du Trésor à intérêts annuels normalisés, d'une durée de deux ou cinq ans ;

- Les OAT  ou obligations assimilables du Trésor, sont des emprunts d'État, émis pour une durée de 5 ans minimum et 50 ans maximum.

Actuellement les taux des OAT (ils sont, pour un placement sur : 1an = à -0,44 ; 5ans = -0,24 ; 10ans = +0,47 ; 30ans = +1,32) sont exceptionnellement bas.

Cependant des épargnants, pour sauvegarder leurs économies, investissent dans des bons du trésor à 0% voir à des taux négatifs plutôt que de se risqué dans des placements boursiers.

Cela montre une certaine défiance dans le secteur bancaire mais qu’en sera t-il dans 6 mois ou quelques années… ?

Pour en savoir plus :

afme Finance for Europe Types d'obligations Obligations gouvernementales

 

Coupon :

En terme financier, le coupon attaché à une obligation est en fait le taux d'intérêt que verse cette obligation à son détenteur. Certaines obligations ne versent pas de coupon, ce sont les obligations « zéro-coupon ». https://fr.wikipedia.org/wiki/Coupon_%28finance%29

 

Fleche 3

La prise de participation

L’apport de capital fait de l’investisseur un des propriétaires de l’entreprise et lui confère certains droits :

            - Percevoir des parts des bénéfices ;

            - Participer à la prise de décision dans l’entreprise…

 

Le fonctionnement d'un marché organisé est assuré par une entreprise de marché.

Une entreprise de marché est une société commerciale ayant pour activité d'organiser le marché financier en fixant les règles de fonctionnement et d'admission au marché, tout en se conformant à la réglementation de l'autorité de Contrôle des marchés financiers (AMF en France).

La participation à un marché organisé n'est pas ouverte à tous mais est réservée à des membres, seuls habilités à négocier par l'entreprise de marché.

Les membres du marché se chargent de transmettre les ordres de leurs clients, particuliers ou institutionnels. 

Par exemple, le marché parisien est géré par EuroNext Paris SA (membre du groupe NYSE Euronext), propriétaire de la marque déposée "CAC40".

 

Marchés spéculatifs

Imaginons un marché sans spéculation, les prix ne seraient alors déterminés qu'en fonction de l'offre des producteurs et de la demande des consommateurs.

Dans un tel marché : si trop de produits sont proposés à la vente, les prix baissent, jusqu'à ce que les producteurs soient en difficulté pour rentabiliser leur entreprise. 

Inversement s’il y a pénurie : les prix augmentent, les consommateurs peuvent diminuer ou reporter leurs achats.

Ce mode de fonctionnement entraine une économie difficile à gérer par les producteurs.

Ce qui provoque des problèmes au niveau des matériels, des locaux et de l’emploi puisque la vente est incertaine.

Sur un marché spéculatif les investisseurs peuvent venir en aide aux producteurs.

Ils investissent dans l’entreprise pour qu’elle puisse assurer un approvisionnement suffisant de produits manufacturés.

Le capital utilisé de cette façon va permettre d’éviter les à-coups des cycles de production.

Certains marchés sont facilement gérables tels que dans la métallurgie où le stockage est possible ; par contre lorsque l'on gère des denrées périssables le mécanisme est plus fragile.

Par contre certains investisseurs interviennent sur le marché afin d'augmenter exagérément leur capital.

Ils peuvent dérégler les marchés en achetant au niveau le plus bas, stocker leurs produits dans l’attente de la pénurie pour les vendre au plus haut de la crise pour un maximum de bénéfice.

Petite vidéo d'animation de 3,25 min : La bourse et le financement des entreprises et la spéculation

Fleche 3

 

Bulle spéculative :

Une bulle spéculative (1) est généralement causée par des anticipations exagérément optimistes sur la croissance, l’évolution des prix ou sur d’autres événements qui pourraient provoquer une augmentation de la valeur des actifs. Ces anticipations font alors grimper en flèche les volumes de transactions et attire de plus en plus d’acheteurs sur le marché. Le nombre d’acheteurs (bulls) excède alors rapidement celui des vendeurs (bears), ce qui accélère la hausse du prix des actifs, jusqu’à atteindre des niveaux très supérieurs à leur valeur intrinsèque.

La bulle n’en devient réellement une que lorsque les prix rechutent violemment quand les investisseurs vendent tous leurs actifs, souvent à tout prix, dans la panique. Et + ici https://www.cafedelabourse.com/lexique/definition/bulle-speculative#

En 1720, le Parlement anglais vota le Bubble Act « Loi sur les bulles ». Quand on demanda à Isaac Newton, maître de la monnaie de Londres depuis 1697, ce qu'il pensait de cette affaire il répondit qu'il « pouvait calculer les mouvements des corps célestes, mais pas la folie des gens. »

(1) Spéculer http://www.pandoravox.com/economie/speculation-a-la-hausse-ou-a-la-baisse-comment-ca-marche.html

Voir aussi Marchés spéculatifs

 

- La crise des subprimes

Pierre-Noël Giraud économiste vous l'explique en  2min45

                Qu’est-ce que la titrisation ?

Lorsque votre banque vous prête de l'argent, que ce soit sous la forme d'un prêt hypothécaire pour l'achat d'une maison ou bien sous la forme d'un crédit à la consommation, elle détient alors une créance sur vous que vous allez devoir rembourser dans le futur.

Vous pensez que la banque va garder cette créance dans son bilan (du côté actif), et que lorsque vous allez payer des intérêts ou rembourser le capital de votre prêt chaque année, cette créance va diminuer, jusqu'à l'échéance de votre prêt où vous n'aurez plus de dette et la banque plus de créance.

En réalité elle ne garde pas ce crédit dans ses comptes, elle le revend sur les marchés financiers.

Plus exactement la banque groupe des créances, c’est ce qu’on appelle la « titrisation » !

La banque forme des « paquets » de créances (par exemple des factures émises non soldées, ou des prêts en cours…)

Puis, elle vend ces titres à des fonds de placement sur les marchés financiers.

Cette pratique est usuelle et bénéfique pour l'économie : elle permet d'octroyer plus de crédits.

Pour vendre les titres, qu’on nomme véhicule, sur le marché financier, il faut qu'ils soient notés par les agences de notation.

La note triple A, désigne un titre sans risque, ou quasiment, à l’inverse un titre noté BBB est plus risqué, se vend moins facilement, et un investisseur en exigera un rendement plus élevé, pour compenser le risque.

Et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'on appelle les "junk bonds", c'est-à-dire les obligations pourries, qui sont très risquées, mais peuvent rapporter gros car les taux sont très élevés.

Ce mécanisme permet un bon fonctionnement des marchés en donnant une bonne information sur le risque.

Le problème commence quand l’information est fausse. C’est ce qui s’est produit pour les subprimes.Fleche 3

En effet des titres à risque ont été mélangés avec des titres sans risque.

Les agences de notation n’ont pas respecté les règles prudentielles !

Écoutez Gaël Giraud économiste sur France inter le 22/09/2016

Le crash de 2007 peut-il se reproduire ? 1min : l’intégralité ici

Les risques sont toujours là, voyez cet extrait de l'Article publié originellement le 17 octobre 2016 dans Le Nouvel Economiste  :

Ce n’est que lorsque les grands groupes systémiques du secteur seront obligés de séparer leurs activités de dépôts et de crédits de leurs activités de marché, en des entités séparées de façon vraiment étanches, correctement capitalisées et liquidables de façon autonome en cas de difficultés, que le problème de la gestion des banques défaillantes sera réglé. Et que l’argent des contribuables sera réellement hors de danger. Et que les États ne seront plus pris en otages, comme dans le cas présent la situation inconfortable qui affecte la chancelière allemande face à son calendrier électoral.

Je ne résiste pas à vous mettre les réactions d'internaute :

UNE DÉONTOLOGIE FORT ÉLASTIQUE !

On a comme l'impression quand il s'agit de la Commission de Bruxelles que la frontière est extrêmement floue entre le lobbying, le conflit d'intérêts, voire même des soupçons possibles de collusion. Et une institution rigoureusement incapable non seulement de sanctionner Goldman Sachs pour sa falsification avérée des comptes grecs, mais aussi de s'opposer efficacement à ce que ses propres Commissaires rejoignent des firmes ou des institutions aux prétentions desquelles ils étaient censés s'opposer efficacement et cerise sur le gâteau, une institution qui ne fait rien d'efficace pour s'opposer frontalement à ce que son Président aille rejoindre quelques mois après le terme de son mandat la banque même qui a "entubé" la Commission en menaçant jusqu'à la stabilité financière de l'Europe entière, comment cette institution qui comporte en plus dans ses rangs nombre de cadres issus du monde de la finance, peut-elle prétendre conserver encore la confiance de ceux des citoyens européens qui disposent des données et des compétences suffisantes pour entreprendre une réflexion libre et indépendante, résolument à l'écart de toutes les billevesées que leur déverse quotidiennement une presse très généralement plus que complaisante?

 

Titrisation :

Lorsque votre banque vous prête de l'argent, que ce soit sous la forme d'un prêt hypothécaire pour l'achat d'une maison ou bien sous la forme d'un crédit à la consommation, elle détient alors une créance sur vous que vous allez devoir rembourser dans le futur.

Vous pensez que la banque va garder cette créance dans son bilan (du côté actif), et lorsque vous aurez payé les intérêts ou remboursé le capital de votre prêt vous n'aurez plus de dette et la banque plus de créance.

En réalité elle ne garde pas ce crédit dans ses comptes, elle le revend sur les marchés financiers.

Plus exactement la banque groupe des créances, c’est ce qu’on appelle la « titrisation » !

La banque forme des « paquets » de créances (par exemple des factures émises non soldées, ou des prêts en cours…)

Puis, elle vend ces titres à des fonds de placement sur les marchés financiers.

Cette pratique est usuelle, et bénéfique pour l'économie : elle permet d'octroyer plus de crédits.

Pour vendre les titres, qu’on nomme véhicule, sur le marché financier, il faut qu'ils soient notés par les agences de notation.

La note triple A, désigne un titre sans risque, ou quasiment, à l’inverse un titre noté BBB est plus risqué, se vend moins facilement, et un investisseur en exigera un rendement plus levé, pour compenser le risque.

Et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'on appelle les junk bonds, c'est-à-dire les obligations pourries, qui sont très risquées, mais peuvent rapporter gros car les taux sont très élevés.

Ce mécanisme permet un bon fonctionnement des marchés en donnant une bonne information sur le risque.

Le problème commence quand l’information est fausse.

C’est ce qui s’est produit pour les subprimes.

En effet des titres à risque ont été mélangés avec des titres sans risque.

Les agences de notation n’ont pas respecté les règles !

 

De gré à gré :Fleche 3

Sur un marché de gré à gré, les deux parties sont libres de contracter bilatéralement.

Ce marché est donc moins standardisé et le cadre réglementaire est plus souple.

Vous pouvez sur un marche de gré à gré allez voir votre voisin pour lui acheter ses actions d’une entreprise cotée, et ce même si la bourse est fermée par exemple.

Vous êtes libres de discuter des clauses du contrat, et de définir par exemple un paiement échelonné ou un partage des bénéfices en fonction de l'évolution du prix de l'action.

 

Un « dark pool » est un système boursier exploité par un prestataire de services d'investissement ou un opérateur de marché permettant de contourner les réglementations tout en restant anonyme.

Le dark pool assure la rencontre, en son sein et selon des règles définies par lui-même, des transactions (achats et ventes) sur des instruments financiers (marché dit « de gré à gré »).
Il se place hors du marché financier réglementé tout en permettant à ses clients de rester anonymes.

Un dark pool est ainsi un système alternatif aux grandes bourses réglementées de chaque pays et aux systèmes multilatéraux de négociation.

Il est autorisé depuis 2007 en Europe par la Directive européenne sur les marchés d'instruments financiers.

En 2012, il y représente environ le sixième de toute l'activité boursière, avec des échanges d'environ 100 milliards d'euros par mois.

Voilà un système -autorisé par la loi- qui permet de contourner les règlements tout en restant anonyme !

 

Trader ou cambiste (lorsqu'il intervient sur les devises) https://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9rateur_de_march%C3%A9

C’est un opérateur (négociateur) de marché ou opérateur financier.

Il intervient sur les marchés organisés ou de gré à gré.

 

Le trading haute fréquence est l'exécution à grande vitesse de transactions financières faites par des algorithmes informatiques. https://fr.wikipedia.org/wiki/Transactions_%C3%A0_haute_fr%C3%A9quence

C'est une des catégories du « trading automatique » (basé sur la décision statistique) qui gère de plus en plus les données boursières à la manière d'un big data devenu inaccessible à l'analyse humaine et bancaire traditionnelle.

Ces opérateurs virtuels de marché peuvent ainsi exécuter des opérations sur les marchés financiers - les bourses - en quelques microsecondes !

 

 

 

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